L'Avenir du refuge de l'Aigle
Compte Rendu de Réunion
(document de travail)
Le 23/07/2004 au CAF de Briançon à 9H30
Objet de la réunion : Avenir du Refuge de l'Aigle
Personnes présentes :
- M. Blancharde M. Buraud (CAF)
- M. Fromm (C Gal)
- M. SOMMIER et M. Janet (Parc National des Ecrins)
- M. JJ Ritschard (DATAR)
- M. Dumas (Commission Nationale des Refuges)
- JL. Perreve (Responsable technique Briançon)
- C. Hugot (Bureau Veritas)
- L. Chiorino (Compagnon du Devoir)
- M. Durand (Maire de la Grave)
- Jacqueline Fabre-Morino
Personnes excusées :
- Pierre Gueydon
Compte Rendu
M. Sommier présente le refuge de l'Aigle sous son aspect juridique
(entretien la veille avec Mme Riblet qui n'a pas été invitée) :
Différentes réglementations existent:
1. Soumis au droit de l'urbanisme pour son permis de démolition et construction
- le maire devra le signer (si OK) et ensuite instruit par les autres partenaires
c'est à dire Parc National des Ecrins et règles vis à vis du site inscrit (aussi
aspect réglementation sanitaire et sécurité non abordé ici).
2. Comme le refuge de l'Aigle est dans une zone centrale du Parc National des
Ecrins : il faut l'avis conforme du parc et l'accord du directeur qui lui
va prendre cette décision en fonction de divers documents (orientation et cadrage
politique avec le CA, voir le programme d'aménagement qui ne dit rien sur le refuge
de l'Aigle). M Sommier envisage de demander l'avis du CA et de la commission permanente
et peut être aussi du ministre. Le ministre peut aussi demander l'avis de la commission
supérieure des sites.
3. Le refuge de l'Aigle est dans un site inscrit : arrêtés de 43 et 44
qui font références à la toiture, façades et élévation du refuge de l'Aigle. C'est
le Ministre de l'environnement qui est compétent et donc les Architectes Bâtiments
de France (ABF). Le Parc National des Ecrins et eux ont le même ministre de tutelle.
Comme le dossier est complexe, Madame Riblet (ABF) envisage de saisir
la commission " sites et paysages " (avis non conforme) et de demander
la directive du ministre.
Fait nouveau : l'association " Les Amis du refuge de l'Aigle " a
demandé au Ministre de la culture de faire classer le refuge de l'Aigle " monument
historique ". La question est obligatoirement instruite par la Direction Régionale
des Affaires Culturelles (DRAC) et si classé comme monument historique, la mesure
est très contraignante et plus draconienne que pour les sites inscrits. Il existe
deux niveaux de classement :
inventaire supplémentaire,
classement monument historique.
Soit l'état refuse, soit par précaution prend une instance de classement
(ici suspensif) pour instruire tranquillement. Sinon pas suspensif. Il y a saisie
de la commission Paca à l'automne normalement qui donne un avis et remonte au
Ministre. La DRAC va demander l'avis à la mairie en tant que propriétaire du
refuge de l'Aigle. Quel est son avis ?
M. Durand : lui s'en remet à l'avis des guides de la Meije car peu compétent
pour cela et de toute façon " ce seront les administrations qui auront le dernier
mot ". La DRAC pour se positionner va vouloir le nouveau projet de remplacement
et ce que va devenir l'ancien refuge. Deux composantes indissociables selon
lui et confirmé par M Sommier.
M. Fromm : les gens ont l'impression que tout ceci c'est fait en cati-mini
et le Conseil Général des Hautes-Alpes est mal à l'aise par rapport à ce dossier
car il connaît d'énormes pressions. Il demande à ce que tous les partenaires
soient de nouveau réunis pour repenser le dossier car si un consensus existait
au début il n'existe plus aujourd'hui. De toute façon il n'y a pas d'engagement
du département (et pense idem pour région) si au préalable tout le monde n'a
pas été entendu.
Il a demandé en 1988 comment avait été fait l'extension du refuge de l'Aigle : " en douce " et sans aucune autorisation (extension à l'arrière du refuge)
Jacqueline Fabre-Morino : Joël Giraud est également d'accord avec ce qu'à dit M Fromm. Une réunion entre les opposants et les porteurs de projet est indispensable à ce jour. Tout doit être remis à plat et surtout reprendre le dossier à zéro pour préciser notamment pourquoi avoir écarté la solution de la réhabilitation-rénovation de l'existant au profit de la démolition. Est-ce faisable techniquement ? Contrairement à ce qui se dit, l'association n'est pas opposée à une restauration-amélioration et agrandissement mais dans le respect du patrimoine.
M. Hugot : le refuge est aux normes. En effet, deux réglementations (refuges
anciens et déjà existants et les neufs). Mais le problème risque d'arriver
par rapport à la fréquentation et à l'usage.
M. Chiorino : 572 heures pour démonter et remonter (mais où ?) le vieux
refuge car il est impossible de le transporter tel quel en hélico : il se casserait.
Il faut impérativement le conserver car c'est une construction extraordinaire
(ancrages et écrous carrées) que jamais on ne retrouvera.
M. Sommier : n'a rendu encore aucune réponse. Il a décidé au début d'accompagner
le maître d'ouvrage CAF sur la méthodologie ( "car au début la CAF n'a pas été
très intelligent" ) dans ce chantier mais sans que cela ne présume de sa position.
Refuge de l'Aigle est très ingénieusement construit.
Sur l'aspect l'extérieur,
s'il est en dehors du site, il perdra toute sa valeur. remarquable parapport
à son emplacement, et à son insertion dans le site, remarquable parapport à
sa modestie et à son rapport aux volumes.
Sur l'aspect intérieur : ambiance
intérieure exceptionnelle, le refuge de l'Aigle "fait réagir par les tripes"
et il comprend parfaitement les revendications et les réactions des opposants.
Si on reste à capacité constante : le refuge peut rester tel quel mais un jour il faudra se poser la question de savoir comment il va évoluer dans le temps ?
Si on modifie sa capacité (30 places) ce sur quoi l'association n'est pas
opposée, même question : que devient l'actuel refuge ? Faut-il faire une annexe
ou pas. Pour lui ce n'est pas forcément la bonne solution mais n'attend que
d'être convaincu. Le jury a été finalement qu'un test de faisabilité. L'association
à des contre-propositions et un projet à proposer. Mais il faudra qu'elle se
tienne au même cahier des charges.
Sur l'aspect muséographique du vieux refuge : s'il doit être déplacé,
il souhaite qu'il soit toujours dans le même " site ", à savoir le déposer de
préférence sur la commune de la Grave pour le valoriser " en visibilité directe
de la Meije et ça il y tient.
M. Blanchard : sur cet aspect, le projet doit encore mûrir, mais il a
bien compris que tant que celui-ci ne sera pas prêt pas de dépôt de la demande
de permis de construire. Il propose de réunir les techniciens pour avancer là-dessus.
Le problème ce n'est pas les financements, ni le démontage mais la gestion de
tout ceci. Qui le fera ? le CAF n'a pas cette vocation.
M. Fromm dit qu'avancer Ok mais discrètement car cela peut être mal perçu
par l'association qui peut croire que tout est joué et qu'ils ne seront pas
écoutés et que cela sera peine perdue.
M. Durand : propose une piste de réflexion : opération grand site naturel
entre la grave et le Lautaret.
M. Sommier rappelle l'importance d'un consensus et d'un dialogue (surtout
à M Blanchard !). alors on doit organiser une réunion mais le Parc National
des Ecrins n'a pas vocation à cela.
M. Dumas : le dossier de demande de permis de construire sera prêt début
septembre mais peut être pas celui de l'avenir du vieux refuge.
Assemblée : Alors l'Etat ? Mais pas le sous préf et il faut laisser le
temps à M Tixier d'arriver (donc à l'automne). Mais avant il est décidé d'une
réunion entre les partenaires (tous !). Le CAF de Briançon va prendre contact
avec l'association. Le bureau d'architect va rencontrer l'association. Idem
pour M. Durand qui ne connaît pas M Berriot.
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